Nāmāste,

Je m’appelle Sepideh. Un prénom d’origine persane, qui signifie l’aube. Ce moment où la nuit s’efface doucement, où tout semble possible.

Mon chemin vers le yoga a commencé sans que je ne le sache, dans le silence de mon enfance. Petite, il m’arrivait souvent de créer des états de conscience modifiés sans le savoir, à observer, ressentir, jouer avec mon souffle. J’avais surement l’intuition qu’il existait une paix, quelque part à l’intérieur. Ce que j’appris officiellement, bien plus tard.

Une enfance bercée par la poésie

Née à Paris avec des racines persanes, j’ai grandi dans une famille profondément connecté à la poésie et à la spiritualité. Ma mère nous a également transmis son amour pour l’Inde. À la maison, on chante, on philosophe sur la vie, on lit Rumi, Hafez, et on parle souvent de l’âme, de sagesse, de liberté intérieure.

Mon frère est musicien, ma mère chante, mon père nous conte les fables contemplatives de son enfance au coeur de la nature, des rizières du nord de l’Iran. Chez nous, la vie intérieure avait toute sa place. 

Une autre vie, avant le yoga

Des études de droit, un début de carrière en fusions-acquisitions, puis en branding, pendant la vingtaine, je savais que je vivais la vie de quelqu’un d’autre. J’ai rapidement décider de boucler ce chapitre pour en ouvrir un nouveau.

Un beau jour, entre deux postes, j’ai pris un billet pour l’Inde, poussée par un désir d’en apprendre plus sur la spiritualité indienne. Un élan spontané — ou peut-être un sursaut de vérité. Sans savoir encore que ce voyage serait un retour vers moi-même. Je partais seule.

Les souvenirs de ma formation de yoga en Inde

L’Inde a été une révélation. J’y ai découvert une autre manière d’être au monde : plus lente, plus incarnée, plus ancrée. Le yoga à l’aube, les mantras, le prānāyāma, les mudrās, l’āyurveda… une langue ancienne, mais qui parlait étrangement à mon cœur.

Je me suis formée au Hatha yoga et à l’Ashtanga-Vinyasa dans une école traditionnelle du sud de l’Inde (yoga teacher training YTT). Puis je suis restée une saison aux côtés de maîtres yogis. J’ai été assistante et élève. Formée à l’art des ajustements en Ashtanga, j’utilise des appuis corporels précis (mains, pieds, jambes…) pour guider l’élève dans l’alignement de son corps.

C’était comme si c’était hier. Les réveils à 5h le matin, le scooter dans l’obscurité jusqu’à l’ashram. Des journées entières à ajuster les corps, observer les souffles, apprendre dans le silence tout ce que le mental ignore. 

Le yoga qui guérit : ce que j’ai traversé et transformé

En Inde, j’ai guéri mes douleurs chroniques liées à l’endométriose : quinze années de souffrance apaisées en un mois de pratique seulement. Une guérison physique, mais surtout intérieure (lire mon histoire ici).

Pour moi, le yoga est un chemin de purification, du corps à l’âme. Ses racines philosophiques (yama et niyama) résonnent avec un mantra persan, appris dès l’enfance et qui m’habite tous les jours :

Humata (belles pensées), Hukhta (belles paroles), Hvarshta (belles actions).

Ce même désir de pureté guide aussi mon alimentation : végétarienne, vivante, sāttvique (सत्त्विक, pure). Nourrir le corps comme on nourrit l’âme. Voilà ce que représente pour moi le yoga : une hygiène de vie, une discipline de l’âme, un art de penser avec le cœur.

Ma façon de voyager : lente, intérieure, simple

Voyager, c’est me sentir chez moi ailleurs. Je reste longtemps au même endroit, j’y installe mes rituels : surf au lever du soleil, un déjeuner avec les mains dans une cantine locale, une sieste à l’ombre pendant que le monde s’agite. Je flâne dans la forêt, je respire, je m’émerveille des choses simples.

J’aime parler avec les gens assis devant leur maison, boire un chai dans un café tenu par une mamie, me perdre en bus ou marcher sous la pluie de la mousson car, « what to do? » (comme disait un ami Sri Lankais). Cela irradie une grande chaleur et plein d’amour dans mon coeur. 

C’est cette lenteur joyeuse que j’aime aussi partager pendant mes retraites. Un retour au calme, à la vie vraie. On oublie les check-list, on lâche prise.

Cours, retraites, rencontres : où me retrouver aujourd’hui ?

Aujourd’hui, j’enseigne à Paris et Boulogne-Billancourt, et j’organise des retraites de yoga dans des lieux sacrés et chargés d’énergie : l’Inde bien sûr, mais aussi Bali, le Maroc, les montagnes de l’Himalaya, les plages sauvages du Sri Lanka, des lieux secrets en France. 

Ces retraites sont des espaces de reconnexion. Je les guide comme on tient un feu : avec attention et douceur. On y pratique, on y partage, on y ralentit. Et surtout, on y retourne à soi. Alors, peut-être à bientôt, quelque part sur cette planète ♡

Retrouvez mes aventures sur Instagram, où je partage mon quotidien.

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Deviens comme la neige fondante ; lave-toi de toi-même.
Avec amour, ta voix intérieure trouvera une voix,
Qui grandira comme un lys blanc silencieux dans le cœur.
rumi, poète mystique persan du XIIIe siècle

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